Une première, auto-censurée, envoyée à son destinataire :
Cher Mikaël,
A l’heure où je t’écris ces mots je ne serai plus de ce monde. J’en suis navré mais je devais partir, quitter cette vie. Ce suicide n’est en rien votre faute, je vous aime.
Au revoir à jamais.
Eric
une deuxième , sincère mais déchirée avant l’envoi.
J’ai conscience que celle-ci vas choquer. Je précise que je ne cherche aucunement à défendre ces gens, juste que le temps d’une lettre je me suis mis dans la tête et la pensée d’un autre.
Cher Mikaël,
A l’heure ou tu liras ces mots, je ne serai plus de ce monde. Ce sera sûrement un choc pour vous qui me croyez sans problèmes, mais il n’en ai rien. Cette lettre te choquera, te révoltera, mais au nom de notre amitié lis-là jusqu’au bout, je t’en prie. Seulement après tu la remettra aux autorités.
Mon calvaire remonte à bien longtemps, tandis que certain ont pour secret leur homosexualité ou leur bisexualité moi, j’étais attiré par autre chose, cela m’horrifié, me terrifié, me donnant cette apparence de monstre quand je me regardais dans la glace ! Oui, à ce point. Car mon attirance allait pour les enfants.
Tu as promis de me lire jusqu’au bout alors continue, je t’en supplie, tiens ta promesse. J’ai pris conscience de ce vice très rapidement mais j’étais trop fier pour aller me faire soigner. Alors j’ai vécu avec, m’éloignant des écoles primaires, des crèches et de tout lieu abritant des enfants. Me concentrant sur mon travail, où je fis une très bonne carrière d’avocat, je put enfin m’acheter ce hameau loin de tout et y vivre en tant que « célibataire endurcit ». Mais aujourd’hui tu peux prendre conscience que ce fut plutôt en tant que prisonnier de moi-même. J’ai vécu durant 10 ans ainsi, jusqu’au jour où malheureux où, la petite Camillia à traversé la route sans regarder. La nuit commençait à tomber et des vacanciers campaient à quelques dizaines de mètres de là. Il aurait peut-être mieux valut pour elle que je n’ai pas de bon frein, mais ce ne fut pas le cas et cet incident prouvant qu’elle n’était pas sous surveillance, sans savoir ce qui me prenait je l’ai emmené. Ce qui s’est passé par la suite je ne te le raconterai pas. Juste qu’au petit matin, quand je me suis réveillé j’ai crut avoir fait un de ces nombreux rêves qui me torturait l’esprit, mais cette fois-ci, le cauchemar était vrai. J’ai retrouvé son petit corps dans un état que je ne te décrirai pas mort dans la salle de bain. Pris de panic j’ai tout nettoyé et je l’ai enterré prêt du gros chêne. Habitant bien trop loin du lieu de l’enlèvement je ne fut pas inquiété. J’étais devenu ce monstre que j’avais toujours fuit.
Voilà, tu sais tout.
Je ne te dis pas adieu car s’il existe je n’irai pas au paradis mais aussi parce qu’a la lecture des ces mots tu ne voudras sûrement ne plus jamais me revoir. Alors se ne sera qu’un au revoir, au revoir à jamais…
Eric.
(Ne pas taper même si vous êtes révolté contre ce texte merci !)