La balade des idées d'une folle.
« Les mots sont une invention de l’homme ils n’ont de sens que ce que nous voulions leur donner »
Ainsi chacun perçoit les mots, les phrases, cet amas de trait codé différemment. On leur donne une signification plus ou moins profonde en fonction de notre propre expérience, de notre éducation, de nos habitudes. Mais il y a la façon de le dire aussi. Ainsi si un enfant dit « je t’aime » à sa mère les mots « je t’aime » n’auront pas la même importance que l’amant à sa dulcinée ou le don jan à ces dulcinées.
Mais d’où viens se besoin de coucher les lettres sur le papier plutôt que de les dires ? D’où leur viens se pouvoir de soulager même s’ils ne sont pas lus ? Ils ont le pouvoir de corrompes l’esprit, de soulager les maux et de tuer l’ennuie. Est-ce donc le besoin de laisser une trace même infime dans ce monde de l’épouvante ? Est-ce ce besoin de partager aux inconnus ce que l’on fut ? Ce que l’on est ? Ou est-ce tout simplement le remplacement de la confession aux prêtres ? « J’écris pour me libérer ».
Les mots se baladent sur le papier, ils dansent sous la plume de leur maître et expriment leurs pensées. Mais vous comprenez vous ce que j’écris ? Le sens de mes mots ne vous est-il pas inconnu ? Savez-vous véritablement ce que je pense, ce que je ressent en les notant ? Ou contentiez-vous donc seulement de croire ressentir mes sentiments ? Les pages se noircissent, les traits s’alourdissent et les pensées s’y noient. Que vois-je ? Des milliers de reflets lequel est le bon ? Ils bougent, se fondent dans l’air en même temps mais lequel me correspond vraiment ? Et vous lecteurs, dites moi ce que vous ressentez :
Qui suis-je ?
Plusieurs portraits, plusieurs reflets de moi-même me sont revenus, des plus loquaces observateur aux plus discret des passants, des plus naïf aux plus moins ingénu des plus courtois aux plus francs et tous s’opposent, personne ne sait vraiment, pas même moi.
Alors qui suis-je ? Que savez vous de moi ? Vérité ou reflets inversé ?
La vie est une partie de poker qui ne se fini jamais…




